BeamMP-Server 3.9.3 est disponible depuis le 23 mai 2026. Ce tutoriel explique comment mettre à jour un serveur BeamMP déjà en place, sous Windows comme sous Linux, sans perdre votre configuration ni vos mods. La procédure officielle tient en une phrase : on remplace un seul fichier, l’exécutable du serveur. Comptez une dizaine de minutes, redémarrage et vérification compris. À la fin, votre serveur repart sur la 3.9.3 avec le même ServerConfig.toml, le même dossier Resources et les mêmes mods qu’avant.
La version 3.9.3 apporte deux changements listés au changelog : le déplacement du gestionnaire d’arrêt après l’initialisation du moteur Lua, et un lot d’améliorations de stabilité. Les versions 3.9.1 et 3.9.2, publiées plus tôt en 2026, avaient ajouté une limitation par adresse IP et durci l’analyse des paquets véhicule malformés. Rester sur une version ancienne, c’est se priver de ces correctifs.
Avant de commencer. Cette procédure s’adresse aux serveurs que vous gérez vous-même, chez vous ou sur une machine dédiée. Si votre serveur tourne chez un hébergeur, la mise à jour passe par son interface : la documentation BeamMP précise explicitement que les étapes manuelles ci-dessous ne s’appliquent pas dans ce cas.
Identifier la version de votre serveur BeamMP
Le nom du fichier ne suffit pas. Sous Windows, l’exécutable s’appelle toujours BeamMP-Server.exe, quelle que soit la version. Sous Linux, il s’appelle BeamMP-Server.debian.12.x86_64 ou une variante du même genre : le nom indique la distribution et l’architecture, pas le numéro de version.
Deux repères fiables existent. Le premier est le Server.log, généré à côté de l’exécutable et miroir de ce que la console affiche. C’est un fichier texte au format [$DATE $TIME] $CONTEXT [$LOG_LEVEL] $MESSAGE : les lignes de démarrage vous indiquent l’état du serveur, et un rappel de mise à jour s’y affiche à intervalle régulier lorsqu’une version plus récente existe. L’intervalle de ce rappel se règle avec la clé UpdateReminderTime du ServerConfig.toml, qui accepte une valeur suivie de s, min, h ou d.
Le second repère est la page des versions du serveur BeamMP sur GitHub, qui fait autorité. La documentation propose aussi d’interroger l’API GitHub des tags pour comparer votre version à la plus récente.
Une requête GET sur https://api.github.com/repos/BeamMP/BeamMP-Server/git/refs/tags renvoie la liste des tags publiés ; le dernier correspond à la version courante. Au 7 août 2026, il s’agit de v3.9.3, publiée le 23 mai 2026.
Point à confirmer. La documentation décrit une clé ImScaredOfUpdates censée activer ou désactiver la mise à jour automatique, tout en indiquant plus bas sur la même page que le serveur ne gère pas encore les mises à jour ni les notifications automatiques. Tant que cette contradiction n’est pas levée côté BeamMP, considérez que la mise à jour reste manuelle et ne comptez pas sur cette clé.
Sauvegarder avant de remplacer quoi que ce soit
La mise à jour ne touche qu’un fichier, mais ce fichier est écrasé. Si vous copiez le nouvel exécutable par-dessus l’ancien sans précaution, vous n’aurez plus aucun moyen de revenir à la version qui fonctionnait. C’est le seul vrai risque de cette opération, et il se neutralise en une minute.
Arrêter le serveur proprement
Fermez la console du serveur, ou arrêtez le service qui le lance. Ne remplacez jamais l’exécutable pendant que le serveur tourne : le fichier est verrouillé sous Windows, et sous Linux le processus en cours continuerait d’utiliser l’ancien binaire.
Renommer l’ancien exécutable au lieu de le supprimer
Renommez BeamMP-Server.exe en BeamMP-Server.exe.old, ou son équivalent Linux en ajoutant le suffixe .old. C’est votre solution de repli : elle tient dans un renommage et vous évite de retélécharger une ancienne version.
Copier le ServerConfig.toml et le dossier Resources ailleurs
La mise à jour n’y touche pas, mais une copie hors du dossier du serveur vous protège d’une fausse manipulation. Resources contient Client, avec les mods envoyés aux joueurs, et Server, avec les ressources exécutées côté serveur.
Remplacer l’exécutable sous Windows
Vérifiez d’abord que les Visual C++ Redistributables x64 sont installés : la build Windows du serveur en dépend, et une absence se traduit par un refus de démarrage immédiat, sans message clair.
Rendez-vous ensuite sur la page des versions et téléchargez le fichier BeamMP-Server.exe de la 3.9.3. Il pèse environ 8,4 Mo. Placez-le dans le dossier où vit votre serveur, celui qui contient déjà ServerConfig.toml et Server.log. Comme vous avez renommé l’ancien exécutable à l’étape précédente, aucune boîte de dialogue d’écrasement n’apparaît.
Si votre pare-feu vous redemande une autorisation au premier lancement, acceptez les connexions entrantes et sortantes, en TCP et en UDP. Le binaire ayant changé, une règle nommée sur l’ancien fichier peut ne plus s’appliquer.
Remplacer l’exécutable sous Linux
Sous Linux, il faut prendre la build correspondant exactement à votre distribution et à votre architecture. La 3.9.3 fournit des binaires pour Debian 12, Debian 13, Ubuntu 22.04 et Ubuntu 24.04, chacun en x86_64 et en arm64. Un binaire Debian 12 lancé sur Ubuntu 24.04 échouera sur les bibliothèques.
Toutes les builds Linux nécessitent liblua5.3. Si le serveur ne démarre pas après remplacement et se plaint d’une bibliothèque manquante, c’est presque toujours cette dépendance. Une fois le fichier téléchargé, le bit d’exécution doit être remis : il n’est pas conservé par le téléchargement.
Exemple pour un serveur Debian 12 en x86_64, depuis le dossier du serveur :
mv BeamMP-Server.debian.12.x86_64 BeamMP-Server.debian.12.x86_64.old
mv ~/Telechargements/BeamMP-Server.debian.12.x86_64 .
sudo chmod +x BeamMP-Server.debian.12.x86_64
Adaptez le nom du fichier à votre distribution. Si vous lancez le serveur via un service systemd qui pointe vers un chemin précis, gardez rigoureusement le même nom de fichier, sans quoi le service ne trouvera plus rien à exécuter. BeamMP déconseille par ailleurs de faire tourner le serveur en tant que root : un compte dédié, du type beammpserver, reste la bonne pratique.
Redémarrer et vérifier que la 3.9.3 tourne
Relancez le serveur et laissez la console ouverte une minute. Trois contrôles suffisent.
Le journal. Aucune ligne de niveau ERROR ni FATAL ne doit apparaître au démarrage. Un WARN isolé n’est pas bloquant, mais lisez-le. Si un ancien fichier Server.cfg traîne encore dans le dossier, le serveur vous avertira : ce format a été remplacé par ServerConfig.toml et les deux ne sont pas compatibles.
Le rappel de mise à jour. Le message qui signalait une version disponible ne doit plus revenir dans la console une fois la 3.9.3 en place. S’il persiste au-delà de l’intervalle défini par UpdateReminderTime, c’est que l’ancien binaire est toujours celui qui se lance : vérifiez le chemin utilisé par votre service ou votre raccourci.
Une connexion réelle. Lancez BeamNG.drive avec le lanceur BeamMP, ouvrez l’onglet Connexion directe et entrez 127.0.0.1 avec votre port si le serveur tourne sur la même machine, ou l’adresse IP publique de la machine hôte dans le cas contraire. Si votre serveur est public, c’est-à-dire Private = false dans la configuration, il doit également réapparaître dans la liste des serveurs au bout de quelques instants.
Une clé, un serveur. Votre AuthKey reste inchangée par la mise à jour, mais elle ne peut être utilisée que par un serveur à la fois. Si l’ancien processus tourne encore quelque part, le nouveau ne s’authentifiera pas. Ne partagez jamais cette clé et masquez-la sur toute capture d’écran.
Revenir à la version précédente en cas de problème
Le retour arrière est l’exacte symétrie de la mise à jour, puisque seul l’exécutable a changé. Arrêtez le serveur, écartez le nouveau binaire du dossier, puis retirez le suffixe .old de l’ancien pour lui rendre son nom d’origine. Sous Linux, réappliquez sudo chmod +x sur le fichier restauré, puis relancez.
Votre ServerConfig.toml, vos mods et vos ressources serveur n’ayant pas été modifiés, le serveur redémarre exactement dans l’état où il était avant l’opération. Si le problème venait en réalité d’un mod devenu incompatible et non de la version du serveur, retirez les ajouts récents du dossier Resources/Client un par un : un message done ou start bloquant à la connexion pointe généralement vers un mod cassé plutôt que vers le binaire.
Enfin, gardez en tête que le lanceur BeamMP côté joueur se met à jour indépendamment du serveur. Un joueur bloqué alors que les autres se connectent sans souci a plus probablement un lanceur en retard qu’un serveur mal mis à jour.
Se passer entièrement de cette manipulation
Remplacer un binaire à la main reste une opération courte, mais elle suppose d’avoir un accès système à la machine, de connaître sa distribution et de gérer soi-même les sauvegardes. Nos offres de serveur BeamNG s’appuient sur une infrastructure réseau sécurisée et filtrée, et donnent accès à un panel réunissant un gestionnaire de fichiers, des sauvegardes et la sélection de version, avec un support disponible 7 j/7 en cas de blocage.
Pour aller plus loin
- Server Maintenance — documentation BeamMP : la page de référence de cette procédure, avec le tableau complet des clés du
ServerConfig.tomlet la liste des cartes livrées d’origine. - Versions de BeamMP-Server sur GitHub : les changelogs et les binaires par distribution, à consulter avant chaque mise à jour.
- Server Setup — documentation BeamMP : la mise en place initiale, l’obtention de l’AuthKey et l’ajout de mods dans
Resources/Client. - Installer un serveur BeamNG avec BeamMP : notre tutoriel d’installation complète, si vous partez de zéro plutôt que d’une mise à jour.
- BeamNG.drive 0.39 et les serveurs BeamMP : ce que la mise à jour du jeu change pour les serveurs multijoueur.



