La liste des nouveautés de Minecraft 26.3 est close. Mojang a publié le 4 août 2026 le septième snapshot de cette version en préparation, en le présentant comme celui qui apporte « les dernières fonctionnalités » de son troisième lot de nouveautés de l’année. Côté joueurs, la récolte tient en deux lignes : des escaliers et des dalles en béton dans les seize couleurs, et des cartes cachées au fond des coffres des camps abandonnés. Côté administrateurs de serveurs Java, l’essentiel est ailleurs. Plusieurs conventions internes changent d’un coup, et une partie des packs de données existants ne fonctionnera plus telle quelle.
Snapshot : une version de test publiée par Mojang avant la version stable. Elle sert à essayer les nouveautés et à remonter les bugs, jamais à faire tourner un serveur ouvert au public.
Deux nouveautés visibles, et une seule vraiment neuve
La première addition est purement décorative : le béton, qui n’existait jusqu’ici qu’en blocs pleins, se décline désormais en escaliers et en dalles dans les seize couleurs du jeu. La recette reste celle du béton classique — un colorant, du sable et du gravier pour obtenir de la poudre, de l’eau pour la solidifier — puis un passage à l’établi pour la mise en forme.
La seconde est plus structurante. Les camps abandonnés, une structure introduite plus tôt dans le cycle 26.3 et qui peut apparaître dans n’importe quel biome, peuvent maintenant contenir des cartes dans leurs coffres. Ces cartes mènent soit vers d’autres camps — dans la jungle de bambous, la cerisaie, la forêt de bouleaux, la forêt tachetée, la forêt de fleurs, le jardin pâle, le marais et la forêt balayée par les vents — soit vers des structures déjà connues : cité antique, chambres du défi, mine abandonnée, pyramide du désert, temple de la jungle, ruines océaniques chaudes et manoir. Le butin des camps a été retouché au passage : la fusée de feu d’artifice cède sa place à de la poudre à canon dans les coffres.
Mojang indique que ces deux ajouts arriveront « très bientôt » sur les versions de test de Minecraft Bedrock, sans donner de date.

Les cartes d’exploration changent de nature
C’est le changement le plus discret et le plus lourd de conséquences. Jusqu’à présent, une carte au trésor ou une carte de manoir n’était qu’une carte remplie ordinaire, renommée et pourvue de données supplémentaires. Le snapshot du 4 août en fait des objets à part entière : carte océanique, carte de manoir, carte des chambres du défi, carte de temple de la jungle, carte de marais, cartes de villages du désert, des plaines, de la savane, enneigé et de taïga, carte au trésor, carte de cité antique, carte de mine, carte de pyramide du désert, carte de campement abandonné et carte de ruines océaniques chaudes. Chacune possède sa propre icône.
Les cartes déjà présentes dans un monde sont converties vers le nouvel objet correspondant au chargement de la sauvegarde. Elles restent duplicables à l’établi, et la copie conserve le même type d’objet. En revanche, ces cartes ne peuvent plus être dézoomées, ni à l’établi ni à la table de cartographie : seules celles portant l’étiquette extendable_maps gardent cette possibilité. Les cartes au trésor, qui pouvaient être agrandies aux deux endroits, perdent donc cette souplesse.
Pour un serveur, la question à se poser est simple : est-ce que quelque chose, sur cette instance, distribue ou vérifie des cartes en se basant sur l’objet « carte remplie » ? Une boutique, un kit de démarrage, un échange de villageois personnalisé ou une quête écrite en pack de données peuvent tous être concernés.
Ce qui casse dans les packs de données
Pack de données : un dossier de fichiers que l’on dépose dans un monde pour modifier les règles du jeu — butins, recettes, structures, génération du terrain — sans toucher au code du serveur. Contrairement à un plugin, il est lu directement par le jeu.
La version des packs de données passe à 115.0, celle des packs de ressources à 95.0. Trois ruptures méritent une relecture attentive.
D’abord, la description d’un état de bloc est renommée : le champ Name devient id, et Properties devient properties. L’état par défaut d’un bloc peut aussi être désigné directement par son identifiant, sous une forme plus courte.
Ensuite, la fonction de butin qui produisait les cartes d’exploration ne change plus le type de l’objet auquel elle s’applique : elle se contente d’y ajouter les données de carte. Un pack qui fournissait jusqu’ici une carte vierge doit désormais fournir directement une carte remplie ou l’un des nouveaux objets. Et si aucune structure correspondante n’est trouvée, l’objet reste sans identifiant de carte : Mojang recommande de le retirer explicitement, comme le font maintenant les tables de butin et les échanges de villageois du jeu de base.
Enfin, le composant qui définissait l’animation de balancement d’un objet disparaît au profit de deux composants distincts, l’un pour l’attaque, l’autre pour l’interaction. Les objets existants sont migrés vers l’animation par défaut. La commande de balancement gagne au passage deux arguments facultatifs : le type d’animation et sa durée.
À cela s’ajoute une modification que Mojang a jugé utile de commenter lui-même : les fonctions de densité et les bruits qui servent à générer le relief ne sont plus calculés en double précision mais en simple précision, à toutes les étapes intermédiaires. Le studio reconnaît que certains packs s’appuyaient sur les arrondis de ces calculs, dit avoir prévu des alternatives pour les cas connus, et demande explicitement des retours pour les autres. Les serveurs qui utilisent une génération de terrain personnalisée sont les premiers concernés — le format des bruits avait déjà bougé au snapshot précédent.
Détail utile pour le diagnostic : le fichier level.dat d’un monde conserve désormais un historique des versions de données par lesquelles il est passé.
Ce que Mojang n’a pas dit
Aucune date de sortie n’a été communiquée pour la version stable 26.3. Le studio rappelle au contraire que ces fonctionnalités sont « toujours en développement » et que leur description peut encore changer. La 26.2, publiée le 16 juin 2026, reste à ce jour la dernière version stable de Minecraft Java.
Un point mérite d’être lu pour ce qu’il est et pas plus : le snapshot ajoute la prise en charge, pour les Realms, de régions serveur supplémentaires au Canada, au Mexique, en Afrique du Sud et en Arizona, « si elles devenaient disponibles à l’avenir ». C’est une préparation technique, pas une ouverture annoncée, et elle ne concerne que le service d’hébergement de Mojang, pas les serveurs auto-hébergés.
À ce stade, le fait que le studio annonce lui-même le dernier lot de nouveautés en test suggère que le cycle entre dans sa phase de stabilisation. Les données disponibles ne permettent pas encore de confirmer un calendrier, et rien n’interdit à Mojang d’ajouter ou de retirer un élément d’ici la version finale.
Ce qu’un serveur en 26.2 peut faire dès maintenant
Rien n’oblige à bouger. Un serveur ouvert au public n’a aucune raison de tourner sur un snapshot : ces versions peuvent corrompre un monde, et Mojang le rappelle à chaque publication. La bonne fenêtre pour agir est celle qui s’ouvre maintenant, avant la sortie stable.
Trois vérifications suffisent à couvrir l’essentiel. Recenser les packs de données actifs et repérer ceux qui manipulent des états de bloc, des cartes ou de la génération de terrain. Dupliquer le monde et charger la copie sur le snapshot, dans un dossier séparé, pour observer ce que donne la conversion des cartes existantes. Et sauvegarder avant toute manipulation, la conversion des objets se faisant au chargement du monde.
Le Panel Koinswift permet de couvrir ces trois étapes sans ligne de commande : la sélection de version pour basculer une instance de test, le gestionnaire de fichiers pour déposer ou retirer un pack de données, et les sauvegardes pour repartir en arrière si la copie de test tourne mal. Le support est joignable 7 j/7, et l’ensemble s’appuie sur une infrastructure réseau sécurisée et filtrée.
Pour aller plus loin
Notes complètes du snapshot 26.3-snapshot-7 (Minecraft.net) — la liste exhaustive des changements techniques, des étiquettes et des bugs corrigés, publiée par l’équipe Java le 4 août 2026.
La présentation du lot de nouveautés par Mojang — l’article éditorial qui récapitule les fonctionnalités du drop, y compris celles déjà sorties en test.
Ce que changeait le snapshot précédent — le point sur les modifications du multijoueur et de la génération du monde publiées fin juillet 2026.
Migrer un serveur Minecraft vers Paper — utile si vous envisagez de changer de logiciel serveur avant la version stable plutôt qu’après.
Le traqueur de bugs de Mojang — l’endroit où signaler un comportement anormal rencontré pendant vos tests, et où vérifier si le problème est déjà connu.



